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Le TCF – test de connaissance du français

11 Ago

Le TCF – test de connaissance du français:

À l’occasion des 10 ans du test de connaissance du français (TCF), j’ai eu l’occasion de réaliser 5 interviews pour TV5MONDE avec des candidats et des responsables du TCF.

Je reprends ici celles présentant le test.

Qu’est-ce que le TCF ?

TCF, test de connaissance du français : interview avec Sébastien Georges from Jérôme Carujo on Vimeo.
Bruno Mègre, Responsable du département Évaluations et Certifications, CIEP
Je suis Bruno Mègre, responsable du département Évaluations et Certifications au Centre international d’études pédagogiques qui s’occupe, entre autres, du TCF qui est un test qui a été mis en place sur le marché, qui a été proposé aux candidats non francophones à travers le monde à partir de 2002 et il venait compléter une offre en matière de certifications que proposait le ministère de l’Éducation nationale.
Ces premiers outils qui ont été mis en place en 1985 étaient le DELF, le diplôme d’étude de la langue française, et le DALF, le diplôme approfondi de la langue française, qui sont des diplômes pour lesquels on se prépare dans une offre de cours en français langue étrangère et on se prépare à l’un des niveaux que l’on estime être en mesure de réussir.
Le TCF est venu compléter donc cette offre en matière de certifications, car le ministère souhaitait se doter d’un outil plus souple, plus léger, et qui pouvait permettre à des candidats, tout au long de l’année, de se présenter à l’une des sessions organisées à travers le monde dans l’un des centres agréés du test.
Donc, dans ce réseau de centres qui existait déjà depuis 1985 avec la mise en place du DELF et du DALF, le TCF est venu compléter cette offre dans ces centres d’examens, et les candidats avaient le choix entre passer un diplôme, c’est-à-dire ils se préparaient à l’un des niveaux du cadre européen commun de référence et passaient le diplôme qui correspondait au niveau choisi, ou bien ils pouvaient, s’ils le souhaitaient, se présenter à un test qui ne comprend pas de notion d’échec ou de réussite
Pour le diplôme, il y a une vraie notion d’échec ou de réussite : on passe les épreuves de l’examen et on réussit ou on échoue en fonction de son niveau de compétence.
Un candidat diplômé du DELF par exemple, par exemple du DELF B1, on sait qu’il a au moins le DELF B1, le niveau B1, mais peut-être qu’il a un niveau supérieur.
En revanche, pour le test, la notion, la philosophie de l’évaluation est différente, l’approche est différente puisqu’il s’agit d’une évaluation linéaire.
Le candidat se retrouve dans une salle d’examen au milieu d’autres candidats qui ont des niveaux probablement différents du sien et les candidats vont être soumis à des questions dans les différentes compétences — en compréhension orale, en compréhension écrite, en maîtrise des structures de la langue (en grammaire et en lexique) — et au fur et à mesure que le test avance, pour chacune de ces compétences, le niveau de difficulté augmente.
Et le candidat, s’il le peut, va aller jusqu’au bout, jusqu’à la fin du test, ou bien, il peut, s’il le souhaite ou s’il n’en a plus les compétences, s’arrêter, et quelques soit le moment où il s’arrêtera dans le test, on lui délivrera une attestation de niveau qui sera en fait une photographie de son niveau de compétence en français au moment où il passera son test.
Et comme nous voulons garantir les qualités de fiabilité, de validité, de ce test, nous avons mis en place toute une gamme de procédures qualitatives tant sur le plan pédagogique que sur le plan scientifique pour garantir au test une véritable valeur d’outil de mesure.
Et le candidat, donc, à l’issue de son test, sera titulaire d’une attestation qui sera la représentation exacte de son niveau de compétence en français dans les différentes compétences qu’il aura présentées.

Comment est créé le TCF ?

Sébastien Georges, responsable de la cellule qualité et expertise, CIEP
Alors avant d’arriver à ce jeu de 80 questions, il y a essentiellement trois grandes étapes de travail.
La première est de fabriquer les constituants élémentaires du test, c’est-à-dire les items à proprement parler.
La deuxième, c’est de tester ces constituants élémentaires dans de pseudo-vraies situations et la troisième, c’est de distribuer ce jeu d’items.
Dans la première étape, ces items sont conçus, suite à des commandes, par des rédacteurs spécialisés à l’évaluation du français langue étrangère et, lorsqu’ils rédigent leurs items, ils doivent répondre à un cahier des charges extrêmement précis pour que les items répondent aux spécifications de rédaction du TCF, mais aussi adossée aux descripteurs de compétences du cadre européen commun de référence.
Ça, c’est la première étape. Dans cette étape, trois filtres de validation sont mis en place pour s’assurer que le contenu des items, finalement, répond bien aux attentes en matière d’évaluation en français langue étrangère.
La deuxième étape, une fois que les items ont été validés du point de vue linguistique, ça va être de soumettre à des candidats des jeux d’items, faits de 80 items, pour regarder comment se comportent les items face aux candidats : est-ce qu’il n’y a pas de questions trop difficiles, pas de questions trop faciles, est-ce que les questions arrivent à faire la distinction entre les bons, les moyens et les mauvais candidats, etc.
Et pour se faire, on va donc soumettre ces jeux d’items à de larges, à un large nombre de candidats et on va les analyser au travers de techniques psychométriques qui vont viser en quelque sorte à définir la difficulté, la capacité à discriminer, la capacité à attirer des mauvais candidats sur les mauvaises réponses, la capacité à attirer des bons candidats sur les bonnes réponses, etc., etc.
À l’issue de ces techniques psychométriques, on va décider, compte tenu des indicateurs qui auront été calculés, de valider ou non les items.
S’ils sont invalidés, ils n’apparaitront jamais dans une version TCF ; s’ils sont validés, ils iront dans un bloc qu’on appelle chez nous la banque d’items de laquelle on pourra aller piocher des items pour constituer des versions dimensionnées exactement comme on le souhaite du point de vue de la difficulté et de l’hétérogénéité des domaines couverts pour évaluer le français langue étrangère.
Ça, c’est la deuxième étape. À l’issue de cette deuxième étape, il y a donc la distribution, quand on a fini de constituer les versions du TCF, et dans cette dernière étape, il s’agit de fabriquer des barèmes, si, et seulement si, la dernière version qui a été élaborée est complètement comparable aux autres — sauf du point de vue du contenu — et quand c’est le cas, on va donc fabriquer un barème qui va en quelque sorte convertir l’habilité, la performance du candidat en un score qui va s’étager de 100 à 699 points, qui va permettre au candidat de savoir s’il est plutôt A2, plutôt B1, plutôt C2 dans chacune des 3 compétences testées à travers le QCM et ainsi on va obtenir par ce barème fabriqué une comparabilité entre le score qu’il va obtenir sur la version qui lui a été administrée et celui qu’il aurait pu obtenir s’il avait été soumis à une autre version du TCF.

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Le TCF – test de connaissance du français

11 Ago

Le TCF – test de connaissance du français:

À l’occasion des 10 ans du test de connaissance du français (TCF), j’ai eu l’occasion de réaliser 5 interviews pour TV5MONDE avec des candidats et des responsables du TCF.

Je reprends ici celles présentant le test.

Qu’est-ce que le TCF ?

TCF, test de connaissance du français : interview avec Sébastien Georges from Jérôme Carujo on Vimeo.
Bruno Mègre, Responsable du département Évaluations et Certifications, CIEP
Je suis Bruno Mègre, responsable du département Évaluations et Certifications au Centre international d’études pédagogiques qui s’occupe, entre autres, du TCF qui est un test qui a été mis en place sur le marché, qui a été proposé aux candidats non francophones à travers le monde à partir de 2002 et il venait compléter une offre en matière de certifications que proposait le ministère de l’Éducation nationale.
Ces premiers outils qui ont été mis en place en 1985 étaient le DELF, le diplôme d’étude de la langue française, et le DALF, le diplôme approfondi de la langue française, qui sont des diplômes pour lesquels on se prépare dans une offre de cours en français langue étrangère et on se prépare à l’un des niveaux que l’on estime être en mesure de réussir.
Le TCF est venu compléter donc cette offre en matière de certifications, car le ministère souhaitait se doter d’un outil plus souple, plus léger, et qui pouvait permettre à des candidats, tout au long de l’année, de se présenter à l’une des sessions organisées à travers le monde dans l’un des centres agréés du test.
Donc, dans ce réseau de centres qui existait déjà depuis 1985 avec la mise en place du DELF et du DALF, le TCF est venu compléter cette offre dans ces centres d’examens, et les candidats avaient le choix entre passer un diplôme, c’est-à-dire ils se préparaient à l’un des niveaux du cadre européen commun de référence et passaient le diplôme qui correspondait au niveau choisi, ou bien ils pouvaient, s’ils le souhaitaient, se présenter à un test qui ne comprend pas de notion d’échec ou de réussite
Pour le diplôme, il y a une vraie notion d’échec ou de réussite : on passe les épreuves de l’examen et on réussit ou on échoue en fonction de son niveau de compétence.
Un candidat diplômé du DELF par exemple, par exemple du DELF B1, on sait qu’il a au moins le DELF B1, le niveau B1, mais peut-être qu’il a un niveau supérieur.
En revanche, pour le test, la notion, la philosophie de l’évaluation est différente, l’approche est différente puisqu’il s’agit d’une évaluation linéaire.
Le candidat se retrouve dans une salle d’examen au milieu d’autres candidats qui ont des niveaux probablement différents du sien et les candidats vont être soumis à des questions dans les différentes compétences — en compréhension orale, en compréhension écrite, en maîtrise des structures de la langue (en grammaire et en lexique) — et au fur et à mesure que le test avance, pour chacune de ces compétences, le niveau de difficulté augmente.
Et le candidat, s’il le peut, va aller jusqu’au bout, jusqu’à la fin du test, ou bien, il peut, s’il le souhaite ou s’il n’en a plus les compétences, s’arrêter, et quelques soit le moment où il s’arrêtera dans le test, on lui délivrera une attestation de niveau qui sera en fait une photographie de son niveau de compétence en français au moment où il passera son test.
Et comme nous voulons garantir les qualités de fiabilité, de validité, de ce test, nous avons mis en place toute une gamme de procédures qualitatives tant sur le plan pédagogique que sur le plan scientifique pour garantir au test une véritable valeur d’outil de mesure.
Et le candidat, donc, à l’issue de son test, sera titulaire d’une attestation qui sera la représentation exacte de son niveau de compétence en français dans les différentes compétences qu’il aura présentées.

Comment est créé le TCF ?

Sébastien Georges, responsable de la cellule qualité et expertise, CIEP
Alors avant d’arriver à ce jeu de 80 questions, il y a essentiellement trois grandes étapes de travail.
La première est de fabriquer les constituants élémentaires du test, c’est-à-dire les items à proprement parler.
La deuxième, c’est de tester ces constituants élémentaires dans de pseudo-vraies situations et la troisième, c’est de distribuer ce jeu d’items.
Dans la première étape, ces items sont conçus, suite à des commandes, par des rédacteurs spécialisés à l’évaluation du français langue étrangère et, lorsqu’ils rédigent leurs items, ils doivent répondre à un cahier des charges extrêmement précis pour que les items répondent aux spécifications de rédaction du TCF, mais aussi adossée aux descripteurs de compétences du cadre européen commun de référence.
Ça, c’est la première étape. Dans cette étape, trois filtres de validation sont mis en place pour s’assurer que le contenu des items, finalement, répond bien aux attentes en matière d’évaluation en français langue étrangère.
La deuxième étape, une fois que les items ont été validés du point de vue linguistique, ça va être de soumettre à des candidats des jeux d’items, faits de 80 items, pour regarder comment se comportent les items face aux candidats : est-ce qu’il n’y a pas de questions trop difficiles, pas de questions trop faciles, est-ce que les questions arrivent à faire la distinction entre les bons, les moyens et les mauvais candidats, etc.
Et pour se faire, on va donc soumettre ces jeux d’items à de larges, à un large nombre de candidats et on va les analyser au travers de techniques psychométriques qui vont viser en quelque sorte à définir la difficulté, la capacité à discriminer, la capacité à attirer des mauvais candidats sur les mauvaises réponses, la capacité à attirer des bons candidats sur les bonnes réponses, etc., etc.
À l’issue de ces techniques psychométriques, on va décider, compte tenu des indicateurs qui auront été calculés, de valider ou non les items.
S’ils sont invalidés, ils n’apparaitront jamais dans une version TCF ; s’ils sont validés, ils iront dans un bloc qu’on appelle chez nous la banque d’items de laquelle on pourra aller piocher des items pour constituer des versions dimensionnées exactement comme on le souhaite du point de vue de la difficulté et de l’hétérogénéité des domaines couverts pour évaluer le français langue étrangère.
Ça, c’est la deuxième étape. À l’issue de cette deuxième étape, il y a donc la distribution, quand on a fini de constituer les versions du TCF, et dans cette dernière étape, il s’agit de fabriquer des barèmes, si, et seulement si, la dernière version qui a été élaborée est complètement comparable aux autres — sauf du point de vue du contenu — et quand c’est le cas, on va donc fabriquer un barème qui va en quelque sorte convertir l’habilité, la performance du candidat en un score qui va s’étager de 100 à 699 points, qui va permettre au candidat de savoir s’il est plutôt A2, plutôt B1, plutôt C2 dans chacune des 3 compétences testées à travers le QCM et ainsi on va obtenir par ce barème fabriqué une comparabilité entre le score qu’il va obtenir sur la version qui lui a été administrée et celui qu’il aurait pu obtenir s’il avait été soumis à une autre version du TCF.

Le TCF – test de connaissance du français

11 Ago

Le TCF – test de connaissance du français:

À l’occasion des 10 ans du test de connaissance du français (TCF), j’ai eu l’occasion de réaliser 5 interviews pour TV5MONDE avec des candidats et des responsables du TCF.

Je reprends ici celles présentant le test.

Qu’est-ce que le TCF ?

TCF, test de connaissance du français : interview avec Sébastien Georges from Jérôme Carujo on Vimeo.
Bruno Mègre, Responsable du département Évaluations et Certifications, CIEP
Je suis Bruno Mègre, responsable du département Évaluations et Certifications au Centre international d’études pédagogiques qui s’occupe, entre autres, du TCF qui est un test qui a été mis en place sur le marché, qui a été proposé aux candidats non francophones à travers le monde à partir de 2002 et il venait compléter une offre en matière de certifications que proposait le ministère de l’Éducation nationale.
Ces premiers outils qui ont été mis en place en 1985 étaient le DELF, le diplôme d’étude de la langue française, et le DALF, le diplôme approfondi de la langue française, qui sont des diplômes pour lesquels on se prépare dans une offre de cours en français langue étrangère et on se prépare à l’un des niveaux que l’on estime être en mesure de réussir.
Le TCF est venu compléter donc cette offre en matière de certifications, car le ministère souhaitait se doter d’un outil plus souple, plus léger, et qui pouvait permettre à des candidats, tout au long de l’année, de se présenter à l’une des sessions organisées à travers le monde dans l’un des centres agréés du test.
Donc, dans ce réseau de centres qui existait déjà depuis 1985 avec la mise en place du DELF et du DALF, le TCF est venu compléter cette offre dans ces centres d’examens, et les candidats avaient le choix entre passer un diplôme, c’est-à-dire ils se préparaient à l’un des niveaux du cadre européen commun de référence et passaient le diplôme qui correspondait au niveau choisi, ou bien ils pouvaient, s’ils le souhaitaient, se présenter à un test qui ne comprend pas de notion d’échec ou de réussite
Pour le diplôme, il y a une vraie notion d’échec ou de réussite : on passe les épreuves de l’examen et on réussit ou on échoue en fonction de son niveau de compétence.
Un candidat diplômé du DELF par exemple, par exemple du DELF B1, on sait qu’il a au moins le DELF B1, le niveau B1, mais peut-être qu’il a un niveau supérieur.
En revanche, pour le test, la notion, la philosophie de l’évaluation est différente, l’approche est différente puisqu’il s’agit d’une évaluation linéaire.
Le candidat se retrouve dans une salle d’examen au milieu d’autres candidats qui ont des niveaux probablement différents du sien et les candidats vont être soumis à des questions dans les différentes compétences — en compréhension orale, en compréhension écrite, en maîtrise des structures de la langue (en grammaire et en lexique) — et au fur et à mesure que le test avance, pour chacune de ces compétences, le niveau de difficulté augmente.
Et le candidat, s’il le peut, va aller jusqu’au bout, jusqu’à la fin du test, ou bien, il peut, s’il le souhaite ou s’il n’en a plus les compétences, s’arrêter, et quelques soit le moment où il s’arrêtera dans le test, on lui délivrera une attestation de niveau qui sera en fait une photographie de son niveau de compétence en français au moment où il passera son test.
Et comme nous voulons garantir les qualités de fiabilité, de validité, de ce test, nous avons mis en place toute une gamme de procédures qualitatives tant sur le plan pédagogique que sur le plan scientifique pour garantir au test une véritable valeur d’outil de mesure.
Et le candidat, donc, à l’issue de son test, sera titulaire d’une attestation qui sera la représentation exacte de son niveau de compétence en français dans les différentes compétences qu’il aura présentées.

Comment est créé le TCF ?

Sébastien Georges, responsable de la cellule qualité et expertise, CIEP
Alors avant d’arriver à ce jeu de 80 questions, il y a essentiellement trois grandes étapes de travail.
La première est de fabriquer les constituants élémentaires du test, c’est-à-dire les items à proprement parler.
La deuxième, c’est de tester ces constituants élémentaires dans de pseudo-vraies situations et la troisième, c’est de distribuer ce jeu d’items.
Dans la première étape, ces items sont conçus, suite à des commandes, par des rédacteurs spécialisés à l’évaluation du français langue étrangère et, lorsqu’ils rédigent leurs items, ils doivent répondre à un cahier des charges extrêmement précis pour que les items répondent aux spécifications de rédaction du TCF, mais aussi adossée aux descripteurs de compétences du cadre européen commun de référence.
Ça, c’est la première étape. Dans cette étape, trois filtres de validation sont mis en place pour s’assurer que le contenu des items, finalement, répond bien aux attentes en matière d’évaluation en français langue étrangère.
La deuxième étape, une fois que les items ont été validés du point de vue linguistique, ça va être de soumettre à des candidats des jeux d’items, faits de 80 items, pour regarder comment se comportent les items face aux candidats : est-ce qu’il n’y a pas de questions trop difficiles, pas de questions trop faciles, est-ce que les questions arrivent à faire la distinction entre les bons, les moyens et les mauvais candidats, etc.
Et pour se faire, on va donc soumettre ces jeux d’items à de larges, à un large nombre de candidats et on va les analyser au travers de techniques psychométriques qui vont viser en quelque sorte à définir la difficulté, la capacité à discriminer, la capacité à attirer des mauvais candidats sur les mauvaises réponses, la capacité à attirer des bons candidats sur les bonnes réponses, etc., etc.
À l’issue de ces techniques psychométriques, on va décider, compte tenu des indicateurs qui auront été calculés, de valider ou non les items.
S’ils sont invalidés, ils n’apparaitront jamais dans une version TCF ; s’ils sont validés, ils iront dans un bloc qu’on appelle chez nous la banque d’items de laquelle on pourra aller piocher des items pour constituer des versions dimensionnées exactement comme on le souhaite du point de vue de la difficulté et de l’hétérogénéité des domaines couverts pour évaluer le français langue étrangère.
Ça, c’est la deuxième étape. À l’issue de cette deuxième étape, il y a donc la distribution, quand on a fini de constituer les versions du TCF, et dans cette dernière étape, il s’agit de fabriquer des barèmes, si, et seulement si, la dernière version qui a été élaborée est complètement comparable aux autres — sauf du point de vue du contenu — et quand c’est le cas, on va donc fabriquer un barème qui va en quelque sorte convertir l’habilité, la performance du candidat en un score qui va s’étager de 100 à 699 points, qui va permettre au candidat de savoir s’il est plutôt A2, plutôt B1, plutôt C2 dans chacune des 3 compétences testées à travers le QCM et ainsi on va obtenir par ce barème fabriqué une comparabilité entre le score qu’il va obtenir sur la version qui lui a été administrée et celui qu’il aurait pu obtenir s’il avait été soumis à une autre version du TCF.

Le TCF – test de connaissance du français

11 Ago

Le TCF – test de connaissance du français:

À l’occasion des 10 ans du test de connaissance du français (TCF), j’ai eu l’occasion de réaliser 5 interviews pour TV5MONDE avec des candidats et des responsables du TCF.

Je reprends ici celles présentant le test.

Qu’est-ce que le TCF ?

TCF, test de connaissance du français : interview avec Sébastien Georges from Jérôme Carujo on Vimeo.
Bruno Mègre, Responsable du département Évaluations et Certifications, CIEP
Je suis Bruno Mègre, responsable du département Évaluations et Certifications au Centre international d’études pédagogiques qui s’occupe, entre autres, du TCF qui est un test qui a été mis en place sur le marché, qui a été proposé aux candidats non francophones à travers le monde à partir de 2002 et il venait compléter une offre en matière de certifications que proposait le ministère de l’Éducation nationale.
Ces premiers outils qui ont été mis en place en 1985 étaient le DELF, le diplôme d’étude de la langue française, et le DALF, le diplôme approfondi de la langue française, qui sont des diplômes pour lesquels on se prépare dans une offre de cours en français langue étrangère et on se prépare à l’un des niveaux que l’on estime être en mesure de réussir.
Le TCF est venu compléter donc cette offre en matière de certifications, car le ministère souhaitait se doter d’un outil plus souple, plus léger, et qui pouvait permettre à des candidats, tout au long de l’année, de se présenter à l’une des sessions organisées à travers le monde dans l’un des centres agréés du test.
Donc, dans ce réseau de centres qui existait déjà depuis 1985 avec la mise en place du DELF et du DALF, le TCF est venu compléter cette offre dans ces centres d’examens, et les candidats avaient le choix entre passer un diplôme, c’est-à-dire ils se préparaient à l’un des niveaux du cadre européen commun de référence et passaient le diplôme qui correspondait au niveau choisi, ou bien ils pouvaient, s’ils le souhaitaient, se présenter à un test qui ne comprend pas de notion d’échec ou de réussite
Pour le diplôme, il y a une vraie notion d’échec ou de réussite : on passe les épreuves de l’examen et on réussit ou on échoue en fonction de son niveau de compétence.
Un candidat diplômé du DELF par exemple, par exemple du DELF B1, on sait qu’il a au moins le DELF B1, le niveau B1, mais peut-être qu’il a un niveau supérieur.
En revanche, pour le test, la notion, la philosophie de l’évaluation est différente, l’approche est différente puisqu’il s’agit d’une évaluation linéaire.
Le candidat se retrouve dans une salle d’examen au milieu d’autres candidats qui ont des niveaux probablement différents du sien et les candidats vont être soumis à des questions dans les différentes compétences — en compréhension orale, en compréhension écrite, en maîtrise des structures de la langue (en grammaire et en lexique) — et au fur et à mesure que le test avance, pour chacune de ces compétences, le niveau de difficulté augmente.
Et le candidat, s’il le peut, va aller jusqu’au bout, jusqu’à la fin du test, ou bien, il peut, s’il le souhaite ou s’il n’en a plus les compétences, s’arrêter, et quelques soit le moment où il s’arrêtera dans le test, on lui délivrera une attestation de niveau qui sera en fait une photographie de son niveau de compétence en français au moment où il passera son test.
Et comme nous voulons garantir les qualités de fiabilité, de validité, de ce test, nous avons mis en place toute une gamme de procédures qualitatives tant sur le plan pédagogique que sur le plan scientifique pour garantir au test une véritable valeur d’outil de mesure.
Et le candidat, donc, à l’issue de son test, sera titulaire d’une attestation qui sera la représentation exacte de son niveau de compétence en français dans les différentes compétences qu’il aura présentées.

Comment est créé le TCF ?

Sébastien Georges, responsable de la cellule qualité et expertise, CIEP
Alors avant d’arriver à ce jeu de 80 questions, il y a essentiellement trois grandes étapes de travail.
La première est de fabriquer les constituants élémentaires du test, c’est-à-dire les items à proprement parler.
La deuxième, c’est de tester ces constituants élémentaires dans de pseudo-vraies situations et la troisième, c’est de distribuer ce jeu d’items.
Dans la première étape, ces items sont conçus, suite à des commandes, par des rédacteurs spécialisés à l’évaluation du français langue étrangère et, lorsqu’ils rédigent leurs items, ils doivent répondre à un cahier des charges extrêmement précis pour que les items répondent aux spécifications de rédaction du TCF, mais aussi adossée aux descripteurs de compétences du cadre européen commun de référence.
Ça, c’est la première étape. Dans cette étape, trois filtres de validation sont mis en place pour s’assurer que le contenu des items, finalement, répond bien aux attentes en matière d’évaluation en français langue étrangère.
La deuxième étape, une fois que les items ont été validés du point de vue linguistique, ça va être de soumettre à des candidats des jeux d’items, faits de 80 items, pour regarder comment se comportent les items face aux candidats : est-ce qu’il n’y a pas de questions trop difficiles, pas de questions trop faciles, est-ce que les questions arrivent à faire la distinction entre les bons, les moyens et les mauvais candidats, etc.
Et pour se faire, on va donc soumettre ces jeux d’items à de larges, à un large nombre de candidats et on va les analyser au travers de techniques psychométriques qui vont viser en quelque sorte à définir la difficulté, la capacité à discriminer, la capacité à attirer des mauvais candidats sur les mauvaises réponses, la capacité à attirer des bons candidats sur les bonnes réponses, etc., etc.
À l’issue de ces techniques psychométriques, on va décider, compte tenu des indicateurs qui auront été calculés, de valider ou non les items.
S’ils sont invalidés, ils n’apparaitront jamais dans une version TCF ; s’ils sont validés, ils iront dans un bloc qu’on appelle chez nous la banque d’items de laquelle on pourra aller piocher des items pour constituer des versions dimensionnées exactement comme on le souhaite du point de vue de la difficulté et de l’hétérogénéité des domaines couverts pour évaluer le français langue étrangère.
Ça, c’est la deuxième étape. À l’issue de cette deuxième étape, il y a donc la distribution, quand on a fini de constituer les versions du TCF, et dans cette dernière étape, il s’agit de fabriquer des barèmes, si, et seulement si, la dernière version qui a été élaborée est complètement comparable aux autres — sauf du point de vue du contenu — et quand c’est le cas, on va donc fabriquer un barème qui va en quelque sorte convertir l’habilité, la performance du candidat en un score qui va s’étager de 100 à 699 points, qui va permettre au candidat de savoir s’il est plutôt A2, plutôt B1, plutôt C2 dans chacune des 3 compétences testées à travers le QCM et ainsi on va obtenir par ce barème fabriqué une comparabilité entre le score qu’il va obtenir sur la version qui lui a été administrée et celui qu’il aurait pu obtenir s’il avait été soumis à une autre version du TCF.